Le Rishon Letsion, et président du conseil des Sages de la Torah,

Le Rishon Letsion, et président du conseil des Sages de la Torah,
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita

INFORMATION

Toutes les Hala'hot sont adaptées à partir des écrits du Gaon Rabbi Ya'akov SASSON shalita, (le petit fils de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita), et développées par des ajouts de références dans le Shoul'han 'Arou'h, les Poskim, ainsi que les nombreux ouvrages de notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita.

mardi 5 janvier 2010

Cours Audio

Bonjour à tous

Voici le lien audio vers mon Shiour (04.01.10) consacré au sujet
" Mouktsé Mé'hamate 'Hisron Kiss (2ème Partie) ".
Il est disponible à l'écoute en cliquant ici ou au téléchargement en faisant un clic droit, puis enregistrer la cible.

Si vous rencontrez des difficultés à écouter le Shiour, faites le moi savoir.

Kol Touv

Rav David A.PITOUN
sheelot@free.fr Cour
www.halahayomit.blogspot.com

dimanche 3 janvier 2010

Chausser des chaussures

Chausser des chaussures

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita), ainsi que pour la Refoua Shelema de l’enfant Yo’heved Mazal Bat ‘Hassiba (fille de Yéhouda et Eva ALLOUN), ainsi que pour la Refoua Shelema de Its’hak Ben ‘Aïsha, ainsi que pour la Refoua Shelema de I’hya Nathan Aharon Yossef Ben Déborah, ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

QUESTIONS

Y a-t-il des règles particulières sur la façon d’enfiler ses chaussures ou de les déchausser ?

DECISIONS DE LA HALA’HA

Lorsqu’on doit chausser des chaussures, on commence par celle de droite sans la nouer, puis on chausse celle de gauche en la nouant. Ensuite on noue celle de droite.
Si la chaussure ne se ferme pas par un nœud (elle n’a pas de lacets ni de lanières), on doit chausser celle de droite en premier.
Si la chaussure se ferme par une fermeture éclair, il n’est pas nécessaire de fermer spécialement celle de droite en premier.
(Il semble qu’il en est de même pour les fermetures « Scratch »)

Un gaucher – qui attache les Téfilin au bras droit – doit lui aussi chausser ses chaussures comme tout le monde en chaussant celle de droite en premier et en attachant celle de gauche en premier.
S’il est gaucher du pied, et à fortiori de la main et du pied, il doit dans ce cas là chausser celle de droite et l’attacher en premier, puis chausser celle de gauche et l’attacher.

Il est préférable que la femme commence elle aussi par attacher la chaussure de gauche en premier.

Lorsqu’on se déchausse, il faut d’abord dénouer la chaussure de droite sans la déchausser, puis dénouer celle de gauche et la déchausser.

SOURCES ET DEVELOPPEMENT

La Guémara Shabbat (61a) nous enseigne que l’on doit chausser les chaussures en commençant par celle de droite sans la nouer, puis on chausse celle de gauche en la nouant, et on noue ensuite celle de droite.

Les Tossafot expliquent que la Torah valorise aussi bien la droite que la gauche.
La droite est valorisée par le sang du sacrifice d’inauguration du Mishkan que Moshé Rabbenou a reçu l’ordre de placer sur le lobe de l’oreille droite d’Aharon Ha-Cohen et de ses enfants, ainsi que sur leurs pousses droits et leurs gros orteils droits (voir Shemot 29-20).
La gauche est valorisée par les Tefilin que l’on doit attacher sur le bras gauche, comme la Guémara Ména’hot (37a) nous l’apprend.

Cette Hala’ha est tranchée dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 2-4).

Le Gaon auteur du Artsot Ha-‘Haïm (« Ha-Méïr La-Arets » note 30) écrit que si l’on a uniquement la chaussure gauche, il est préférable d’attendre la chaussure droite afin de la chausser en premier.
Telle est également l’opinion du Mishna Béroura (note 7).

Il est évident que tout ceci concerne également des chaussures de tissu ou de caoutchouc qui se ferment par un nouage.

Le RAMA précise – au nom des Tossafot (Shabbat 61a) - que si la chaussure ne se ferme pas par un nœud (elle n’a pas de lacets), on doit chausser celle de droite en premier.
Telle est également l’opinion de notre maître le ARI zal dans Sha’ar Ha-Kavanot (Seder Birkot Ha-Sha’har).

Si la chaussure n’a pas de lacets, mais se ferme avec des lanières, il est évident qu’il en est de même et il faudra aussi chausser celle de droite en premier sans l’attacher, puis chausser celle de gauche en l’attachant, et attacher ensuite celle de droite.

Si la chaussure se ferme par une fermeture éclair, il n’est pas nécessaire de fermer spécialement celle de droite en premier.
(Il semble qu’il en est de même pour les fermetures « Scratch »)

Le Gaon auteur du Bé’hor Shor (sur Shabbat 61a) écrit qu’un gaucher – qui attache les Téfilin au bras droit – doit lui aussi chausser ses chaussures comme tout le monde en chaussant celle de droite en premier et en attachant celle de gauche en premier.
S’il est gaucher du pied, et à fortiori de la main et du pied, il doit dans ce cas là chausser celle de droite et l’attacher en premier, puis chausser celle de gauche et l’attacher.

Mais le Gaon auteur du Sha’aré Téshouva cite les propos du Bé’hor Shor en disant en son nom que même s’il n’est gaucher que de la main, il doit attacher la chaussure droite en premier.
Le Mishna Béroura se laisse entraîner par cette version et tranche lui aussi de cette façon.

Mais en réalité, de nombreux décisionnaires récents dénoncent une erreur de copiste dans la version rapportée dans le Sha’aré Téshouva, et selon eux, il faut corriger et écrire « gaucher de la main et du pied », puisque telle est la version originale des propos du Bé’hor Shor.
Cette remarque est émise entre autres par le Gaon auteur du Shou’t Ish Matslia’h (Rabbi Matslia’h MAZOUZ z.ts.l) dans ses notes sur le Mishna Béroura, ainsi que par le Gaon auteur du Shou’t Min’hat Its’hak (tome 10 chap.1 parag. « Ou-VDere’h Agav… »).

Le Gaon MALBIM – dans son livre Artsot Ha-‘Haïm (Ha-Méïr La-Arets note 32) - réfute les propos du Bé’hor Shor, et tranche que même s’il n’est gaucher que de la main, il doit attacher la chaussure droite en premier.

Mais le Gaon Ya’bets – dans son Siddour (règles relatives au matin) – approuve l’opinion du Bé’hor Shor, et tranche lui aussi qu’un gaucher – qui attache les Téfilin au bras droit – doit chausser ses chaussures comme tout le monde en chaussant celle de droite en premier et en attachant celle de gauche en premier.
S’il est gaucher du pied, et à fortiori de la main et du pied, il doit dans ce cas là chausser celle de droite et l’attacher en premier, puis chausser celle de gauche et l’attacher.

Il est préférable que la femme commence elle aussi par attacher la chaussure de gauche en premier, même si elle n’est pas concernée par la Mitsva des Téfilin.

En effet, le Gaon Rabbi David YOSSEF Shalita – dans son livre Hala’ha Béroura (tome 1 chap.2 Birour Hala’ha note 7) – fait mention du Gaon auteur du Shou’t Rivévot Efraïm (tome 1 chap.5) qui cite dans un premier temps l’opinion du Gaon Rabbi Tsévi Pessa’h FRANCK dans son livre Sha’shou’é Tsévi (chap.3) selon qui la femme peut attacher celle qu’elle désir en premier, puisqu’elle n’est pas concernée par la Mitsva des Téfilin.
Mais ensuite, le Rivévot Efraïm cite l’opinion du Gaon Rabbi Yéhoshoua’ HARENBERG (auteur du Shou’t Dévar Yéhoshoua’) selon qui la femme doit - elle aussi - attacher celle de gauche en premier, puisque l’on trouve une préférence pour la gauche dans une Mitsva de la Torah qui est celle des Téfilin.

De plus, le Gaon Ya’bets – dans son livre Mor Ou-Ktsi’a (chap.3 parag.10) – écrit que la femme est – d’une certaine manière – concernée par la Mitsva des Téfilin, comme nous en trouvons un exemple cité par la Guémara Bé’horot (30b) au sujet d’une femme mariée qui nouait le nœud des Téfilin à son mari.
(Explication : La femme peut elle aussi participer à cette Mitsva)
Notre maître le ‘HYDA – dans son livre Ma’hzik Béra’ha (note 9) fait mention de l’opinion du Ya’bets, mais ne la partage pas d’un point de vue obligatoire, ce qui laisse entendre qu’il admet qu’il est préférable que la femme s’impose - elle aussi - d’attacher la chaussure de gauche en premier.

MARAN tranche au paragraphe 5 (O.H 2) au nom de Rabbenou Yona dans Sefer Ha-Ir’a qu’il faut déchausser la chaussure de gauche en premier, puisque de cette façon, on donne aussi de l’honneur à la droite.

Le Gaon Rabbi Leïb ‘HANLISH – dans ses notes sur le TOUR – ajoute qu’il faut d’abord dénouer la chaussure de droite sans la déchausser, puis dénouer celle de gauche et la déchausser.

Apposer les mains sur la tête d’une personne que l’on bénit

Apposer les mains sur la tête d’une personne que l’on bénit

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita), ainsi que pour la Refoua Shelema de l’enfant Yo’heved Mazal Bat ‘Hassiba (fille de Yéhouda et Eva ALLOUN), ainsi que pour la Refoua Shelema de Its’hak Ben ‘Aïsha, ainsi que pour la Refoua Shelema de I’hya Nathan Aharon Yossef Ben Déborah, ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

QUESTIONS

Comment doit-on procéder lorsqu’on adresse une bénédiction à quelqu’un en lui posant les mains sur la tête (comme lorsqu’on bénit les enfants, ou lorsqu’un Rav bénit des gens) ?
Est-il permis de placer les deux mains sur la tête de la personne ou bien y a-t-il une exigence particulière de ne placer qu’une seule main ?

DECISIONS DE LA HALA’HA

Il est strictement interdit par la Torah pour tout homme qui n’est pas Cohen de monter à l’estrade lors de la répétition de la Amida pour réciter la Birkat Cohanim.

Cependant, lorsqu’on adresse une bénédiction à une personne et que l’on emprunte les versets de la Birkat Cohanim pour formuler cette bénédiction, il n’y a pas le moindre interdit.
Tel est l’usage de nombreux sages et Tsaddikim depuis des générations, de bénir leurs élèves et leurs fidèles en employant les versets de la Birkat Cohanim. Tel est également l’usage de nombreux parents qui bénissent leurs enfants chaque vendredi soir (ou à toute autre occasion) en utilisant les phrases de la Birkat Cohanim.

Selon la Hala’ha, il n’y a pas d’interdiction à apposer les deux mains sur la tête de la personne qui reçoit la bénédiction, même si cet usage ressemble à la façon de faire des Cohanim.
Selon certains Kabbalistes, c’est justement ainsi qu’il faut agir.

Quoi qu’il en soit, si l’on bénit avec une seule main, celle-ci doit être la droite.
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita bénit en apposant seulement la main droite.

SOURCES ET DEVELOPPEMENT

Il est enseigné dans la Guémara Kétoubot (24b) :
Tout homme du peuple d’Israël qui n’est pas Cohen, qui élève ses mains en récitant la Birkat Cohanim (« Yévaré’hé’ha Hashem Véishméré’ha »…), transgresse un interdit de la Torah, car il est dit au sujet de la Birkat Cohanim : « Ainsi vous bénirez les enfants d’Israël ».
Rashi explique : Le terme « Vous » s’adresse aux Cohanim uniquement et non à ceux qui ne le sont pas.

Cela signifie que seuls les Cohanim sont autorisés à bénir, mais il est interdit aux autres juifs qui ne sont pas Cohanim de réciter cette bénédiction, au même titre qu’ils n’ont pas le droit de réaliser les autres cultes effectués dans le Temple.

Cette Hala’ha est tranchée par tous les Rishonim, ainsi que par le TOUR et le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 128-1)

Selon cela, il semble qu’il faut formellement interdire de bénir en employant le texte de la Birkat Cohanim, tant que celui qui bénit n’est pas Cohen.

Cependant, il est enseigné dans la Guémara Shabbat (118b)
Rabi Yossé rapporte que lorsque son ami Cohen lui demandait de monter avec lui à l’estrade lors de la Birkat Cohanim, il ne refusait pas et il montait avec lui.
Il semble apparemment que Rabbi Yossé récitait la Birkat Cohanim bien qu’il n’était pas Cohen, et cette attitude contredit ce que nous avons appris de la Guémara Kétoubot citée précédemment.

En réalité, cette remarque a déjà été émise par les grands décisionnaires, et voici l’explication proposée par l’auteur du Sefer Ha-Eshkol (chap.15 page 32) :
En réalité, Rabbi Yossé ne récitait absolument pas la Birkat Cohanim mais se contentait simplement de monter à l’estrade et gardait le silence pendant que son ami Cohen récitait la Birkat Cohanim.
Par conséquent, il n’y a donc plus de contradiction entre les deux Guémarot mentionnées plus haut. Selon tous les avis, il est donc interdit à quiconque qui n’est pas Cohen de bénir Israël en employant le texte de la Birkat Cohanim qui appartient exclusivement aux Cohanim.

D’autres décisionnaires – comme le Gaon auteur du Kétav Sofer (sect. O.H chap.14) dans une Tshouva, ou le Gaon auteur du Kaf Ha-’Haïm (sur O.H 128 note 8) – proposent une autre explication :
L’interdiction de bénir en employant le texte de la Birkat Cohanim n’existe que lorsque celui qui bénit pense accomplir la Mitsva de bénir Israël comme les Cohanim en ont reçu l’ordre. Mais lorsque la personne ne pense absolument pas à cette Mitsva et ne fait qu’emprunter ce texte pour bénir son prochain, il n’y a pas le moindre interdit.

Nous apprenons de leurs propos qu’il n’est interdit de bénir en employant le texte de la Birkat Cohanim que lorsque celui qui bénit pense s’octroyer de façon illégitime la Mitsva de Birkat Cohanim qui a été donnée exclusivement aux enfants d’Aharon Ha-Cohen. Mais lorsqu’on a seulement l’intention de bénir son ami, et que l’on emprunte simplement ce texte mentionné dans la Torah dans la Birkat Cohanim, il n’y a absolument pas le moindre interdit.

C’est pour cela que notre grand maître le Rav Shalita tranche qu’il n’y a pas la moindre crainte d’interdiction lorsque des parents bénissent leurs enfants en employant le texte de la Birkat Cohanim.
C’est ainsi qu’ont agi de nombreux grands Rabbanim et Tsaddikim de toutes les générations, en utilisant le texte de la Birkat Cohanim sans craindre le moindre interdit sur ce point.

Mais il est certain qu’il est strictement interdit à tout homme d’Israël de monter à l’estrade et de bénir en employant le texte de la Birkat Cohanim lors de la répétition de la ‘Amida, car la Birkat Cohanim récitée à l’estrade n’est propre qu’aux Cohanim qui sont les descendants d’Aharon Ha-Cohen, et non au reste d’Israël.

A présent, nous en arrivons à traiter de la façon de procéder lorsqu’on pose les mains sur la tête d’une personne qui désire être bénit, puisque les Cohanim agissent ainsi en levant leurs deux mains vers les têtes de l’assemblée lors de la Birkat Cohanim. Nous devons donc définir l’usage à adopter lorsque l’on bénit les enfants le vendredi soir par exemple ou à toutes autres occasions.

Le Torah Témima (Nasso sur chap.6 verset 23 note 131) émet une critique sur un usage qui était en vigueur dans sa ville, et selon lequel on se bénissait mutuellement lors des repas de mariages, où chacun plaçait ses deux mains sur la tête de l’autre.
Selon le Torah Témima, un tel usage représente apparemment un interdit, car il est interdit de bénir comme le font les Cohanim, comme nous l’avons expliqué plus haut.

Il termine en disant avoir entendu d’un homme crédible que lors du mariage du Gaon Rabbi Ye’hezkel LANDAU (qui fut l’un des Dayanim de la ville de Vilna), le Gaon Rabbi Elyahou (le Gaon de Vilna) bénit le jeune marié en ne plaçant qu’une seule main sur sa tête. Lorsqu’on lui en demanda la raison, il répondit que seuls les Cohanim étaient habilités à utiliser les deux mains pour bénir dans le Beit Ha-Mikdach.

Dans Tossefet Béra’ha (sur Nasso page 30), un autre des ses ouvrages, l’auteur du Torah Témima explique la position du Gaon de Vilna selon qui il y a en réalité une interdiction de poser les deux mains sur la tête de la personne qui reçoit la bénédiction, car la Birkat Cohanim est interdite pour un juif qui n’est pas Cohen, et c’est pourquoi le Gaon de Vilna exigea de ne placer qu’une seule main sur la tête de celui qu’il désira bénir.

Cependant, notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita – dans son livre Shou’t Yé’havé Da’at (tome 5 chap.14) - réfute les propos du Torah Témima sur ce point. En effet, puisqu’il n’y a là ni réelle Birkat Cohanim, ni même une intention de réaliser la Mitsva de Birkat Cohanim, le fait de poser les deux mains ne constitue aucun interdit. C’est d’ailleurs l’usage de nombreux sages et Tsaddikim qui n’ont pas d’exigences particulières sur ce point et bénissent en plaçant les deux mains sur la tête de la personne qui désire une bénédiction, sans prendre en considération le moindre interdit. Il faut donc expliquer l’usage du Gaon de Vilna différemment.

Certains de nos maîtres les Kabbalistes ont écrit qu’il faut veiller à toujours placer les deux mains lorsqu’on bénit.
C’est aussi l’opinion du Gaon Ya’bets dans son Siddour où il précise qu’il faut veiller particulièrement à placer les deux mains lorsqu’on bénit, et il atteste que tel était l’usage de son illustre père le Gaon ‘Ha’ham Tsévi. Il cite une explication dévoilée à cela, mais aussi une explication au sens caché. Par opposition à l’opinion qui pense qu’il faut bénir exclusivement en posant qu’une seule main.

Le Gaon auteur du Pa’had Its’hak (sect. « Béra’ha » page 54c) fait mention de son usage personnel de bénir les hommes mariés avec les deux mains sur la tête du mari – une pour le mari et une pour la femme. C’est ainsi qu’il agissait aussi pour les jeunes célibataires qui étudient la Torah, mais les autres jeunes hommes célibataires, il les bénissait qu’avec une seule main. Il termine en disant qu’il est souhaitable que les parents et les Rabbanim bénissent leurs enfants et leurs élèves en apposant les deux mains, et c’est ainsi qu’il faut agir selon le sens mystique.

Le Gaon Rabbi ‘Haïm FALLAG’I écrit dans son livre Néfèsh Kol ‘Haï (sect. « Beit » note 31) que l’auteur du livre ‘Hemdat Yamim tranche qu’il faut veiller à bénir exclusivement avec une seule main, et celle-ci doit être la droite. (Tel est l’usage de notre maître le Rav Shalita).
Il cite également les propos du Gaon Ya’bets mentionnés plus haut, qui atteste au contraire que l’on doit bénir exclusivement avec les deux mains, mais il termine en disant qu’il n’y a pas d’exigences particulières sur ce point. Il est préférable de bénir avec les deux mains, mais il est également suffisant d’en utiliser qu’une seule, comme tel est l’usage de nombreux grands de la Torah au fil des générations.

Mise au point

Shavoua Tov à tous

Suite à ma réaction du mercredi 30 décembre dernier concernant une certaine soirée juive, je tiens à lever certains doutes sur ma position personnelle, que certaines personnes cherchent à interpréter à leur avantage.

Dans ma réaction, je ne cherchais absolument pas à défendre ou à cautionner l'idée de " mélanger " des garçons et des filles pour les faire danser ensemble, puisqu’une telle chose est catégoriquement interdite pas la Hala'ha, et j'en suis moi aussi bien évidemment conscient.

Je ne voulais qu'essayer de voir le problème sur le fond et non sur la forme.

Au lieu de diffuser cette campagne, je regrette que le monde religieux n'ait pas plutôt proposé son concours aux organisateurs de cette soirée afin qu'elle corresponde plus aux critères de la Hala'ha.

Car il est indéniable que le but et l'intention des organisateurs de cette soirée restent plus que louables puisqu'ils ne visaient que le rapprochement de nos jeunes juifs à leurs vraies racines.

Qu'Hashem nous aide à nous rapprocher de lui dans des conditions dignes de Sa Volonté.

David PITOUN

vendredi 1 janvier 2010

Divré Torah sur Vaye'hi

QUELQUES REGARDS SUR LA PARASHA DE VAYE’HI

Ces Divré Torah sont dédiés à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita), ainsi que pour la Refoua Shelema de l’enfant Yo’heved Mazal Bat ‘Hassiba (fille de Yéhouda et Eva ALLOUN), ainsi que pour la Refoua Shelema de Its’hak Ben ‘Aïsha, ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

Rappel du contexte

Dans la fin de la Parasha de Vaygash que nous avons lue la semaine dernière, la Torah nous relate comment Ya’akov Avinou – qui n’a pas revu son cher fils Yossef depuis 22 ans – arrive en Egypte avec toute sa famille. Il est accueilli par Yossef qui est le vice-roi d’Egypte.
Ya’akov Avinou vivra les 17 dernières années de sa vie en Egypte.
Avant de quitter ce monde, Ya’akov Avinou fait venir Yossef auprès de lui et lui adresse ses dernières volontés, parmi lesquelles, celle de ne pas être enseveli en Egypte, mais seulement en Erets Kena’an, dans la caverne de Ma’hpela, là où reposent ses parents – Its’hak et Rivka – ainsi que ses grands-parents – Avraham et Sarah - là où il a lui-même enterré son épouse Léa.
Yossef présente ses enfants, Menashé et Efraïm, à son père Ya’akov.
Ya’akov, voyant ses petits enfants nés en Egypte, les bénit d’une Bénédiction assez particulière.

1. Gam Zou Le-Tova ou le devoir de tout positiver

« Et maintenant, tes deux fils, qui te sont nés au pays d'Egypte avant que je vienne auprès de toi en Egypte, deviennent les miens ; non moins que Réouven et Shim’on, Efraïm et Menashé seront à moi. »
Israël remarqua les enfants de Yossef et il dit : « Qui sont ceux-là ? » Yossef répondit à son père : « Ce sont mes fils, qu’Hashem m'a donnés dans ce pays. » Ya’akov reprit : « Approche-les de moi, je te prie que je les bénisse. »
Israël étendit la main droite, l'imposa sur la tête d'Efraïm, qui était le plus jeune et mit sa main gauche sur la tête de Menashé ; il croisa ses mains, quoique Menashé était l'aîné. Yossef remarqua que son père posait sa main droite sur la tête d'Efraïm et cela lui déplut ; il souleva la main de son père pour la faire passer de la tête d'Efraïm sur la tête de Menashé et il dit à son père : « Pas ainsi, mon père ! Puisque celui-ci est l’aîné, mets ta main droite sur sa tête. » Son père s'y refusa et dit : « Je le sais, mon fils, je le sais ; lui aussi deviendra un peuple et lui aussi sera grand : mais son jeune frère sera plus grand que lui et sa postérité formera plusieurs nations. « Il les bénit alors et il dit : « Israël te nommera dans ses bénédictions, en disant : qu’Hashem te fasse devenir comme Efraïm et Menashé ! » II plaça ainsi Efraïm avant Menashé. (Bereshit 48 versets 5.8.9.14.17.18.19.20).

C’est par cette Bénédiction si particulière donnée par Ya’akov Avinou à ses petits enfants Menashé et Efraïm, que tous les juifs bénissent leurs enfants chaque vendredi soir en leur disant : « Qu’Hashem te fasse devenir comme Efraïm et Menashé ! ».
Mais on peut s’interroger sur le fait que Ya’akov Avinou a d’abord signalé à Yossef que dorénavant, Efraïm et Menashé sont considérés pour lui comme Réouven et Shim’on, ses propres enfants. De ce fait, nous devrions plutôt bénir nos propres enfants en leur souhaitant d’être « comme Réouven et Shim’on ». Pourquoi disons-nous « comme Efraïm et Menashé » ?
De plus, pourquoi Ya’akov Avinou considère Efraïm et Menashé comme Réouven et Shim’on ?
Et enfin, pour quelle raison la Torah insiste sur le fait que Ya’akov Avinou a placé Efraïm (le plus jeune) devant Menashé ?

En réalité, lorsque Ya’akov Avinou a vu Efraïm et Menashé, il demanda à Yossef pour quelle raison les avait-il nommés ainsi.
Yossef répondit que lorsque Menashé est né, il voulut exprimer toute sa peine d’avoir été éloigné de la maison de son père, une maison qui était totalement remplie de Torah et de crainte d’Hashem. (La racine du mot Menashé est « Nashani » qui signifie « il m’a éloigné »).
Lorsque Efraïm est né, Yossef voulut exprimer toute sa reconnaissance envers Hashem pour l’avoir fait fructifier et évoluer dans un pays étranger, en le faisant passer du niveau d’un esclave à celui de vice-roi du pays. (La racine du mot Efraïm est « Lifrot » qui signifie « fructifier »)
Quand Ya’akov Avinou entendit cela, il dit à Yossef :
« Ton regard sur la vie n’est pas juste, car tu devais tout d’abord nommer ton premier fils en exprimant ta reconnaissance envers Hashem pour toutes les bontés qu’il t’a prodiguées. C’est pourquoi tu aurais dû d’abord nommer ton premier fils Efraïm, et ce n’est que le deuxième que tu aurais dû nommer Menashé, afin d’exprimer tous les malheurs que tu as subits. Nous devons toujours regarder la vie en voyant d’abord que « le verre est à moitié plein » (et non à moitié vide !). »
C’est pour cette raison que Ya’akov Avinou donna priorité à Efraïm devant Menashé pour la bénédiction. C’est aussi pour cette raison que le verset insiste en disant « II plaça ainsi Efraïm avant Menashé. » Car c’est ainsi qu’il faut toujours voir les choses de la vie ! Tout d’abord, les faveurs qu’Hashem nous accorde, et seulement ensuite les ennuis que nous avons.
On doit toujours avoir en conscience que même les ennuis que nous avons, et qu’Hashem nous envoi, nous sont tous bénéfiques, et ne sont - en réalité - pas des ennuis, mais uniquement des bontés, comme nos maîtres nous l’enseignent à travers le commentaire sur le verset : « Je descendrai avec le deuil dans la tombe ». Il s’agit de Ya’akov Avinou qui se lamente en ayant appris la disparition de Yossef. Hashem lui dit à ce moment-là : « Ya’akov ! Je suis en train de faire de ton fils Yossef un roi, et toi tu veux prendre le deuil sur lui ?! »
L’individu ne connaît pas toujours les sentiers d’Hashem, qui sont souvent remplis de soucis qui sont en réalité des faveurs et de véritables bontés d’Hashem.
C’est donc pour tout cela que nous bénissons nos enfants en leur souhaitant d’être « comme Efraïm et Menashé », en disant d’une certaine façon : « Que ce soit toujours la bonté qui vous atteigne, même lorsqu’elle n’a pas les apparences d’une bonté. »

On raconte dans la Guemara Ta’anit (21a) que Na’houm Ish Gam Zou fut envoyé auprès du roi (césar) afin d’intercéder en faveur des juifs. Ils lui confièrent un présent constitué d’une caisse remplie de pierres précieuses. Lorsque Na’houm Ish Gam Zou s’arrêta dans une auberge, des voleurs lui dérobèrent les pierres précieuses et remplirent la caisse de sable et de terre, afin que Na’houm Ish Gam Zou ne s’aperçoit pas de la différence de poids.
Na’houm Ish Gam Zou arriva devant le roi. On dit au roi que les juifs lui avaient envoyé un présent. Le roi ordonna que l’on ouvre le présent, et il constata qu’il était rempli de sable. Se sentant offensé et humilié par un tel « présent », le roi ordonna que l’on pende Na’houm Ish Gam Zou. Na’houm Ish Gam Zou dit : « Gam Zou LeTova ! » (Le surnom de « Ish Gam Zou » signifie « l’homme qui dit toujours Gam Zou » qui veut dire « ceci est aussi pour le bien ») car tout ce qu’accomplit Hashem est pour le bien.
Le prophète Eliyahou apparut sous l’aspect d l’un des serviteurs du roi et dit au roi :
« Majesté ! Ce sable que t’ont envoyé les juifs, est un sable spécial qui provient de leur patriarche Avraham qui l’utilisait en le jetant sur ses ennemis et remportait la victoire dans les guerres. »
On fit des vérifications et effectivement ce sable possédait la propriété particulière de donner la victoire à celui qui le jetait sur ses ennemis.
C’est ainsi que Na’houm Ish Gam Zou fut sauvé, en étant reconnaissant envers Hashem pour les « ennuis », comme nous le sommes pour les faveurs, car il savait qu’en réalité, il n’y a que de la bonté.

Une autre histoire est rapportée dans la Guemara, au sujet de Rabbi ‘Akiva (qui était l’élève de Na’houm Ish Gam Zou).
Un jour, Rabbi ‘Akiva devait se rendre dans une certaine ville, mais il arriva trop tard, car les gardiens de la ville avaient déjà fermé les portes. Il dit : « Tout ce qu’accomplit Hashem, il ne le fait que pour le bien. » Rabbi ‘Akiva avait avec lui 3 choses : un âne, une bougie et un coq. Un lion arriva et dévora l’âne. Le vent se leva et éteint la bougie. Un chat arriva et dévora le coq. Sur chacun de ces 3 ennuis, Rabbi ‘Akiva s’exclama : « Tout ce qu’accomplit Hashem, il ne le fait que pour le bien. »
En définitif, des brigands s’attaquèrent à la ville et tuèrent toute personne présente. Si Rabbi ‘Akiva s’y était trouvé, il aurait été tué lui aussi. Si la bougie était restée allumée, elle aurait sûrement attiré l’attention des brigands qui aurait tué Rabbi ‘Akiva. De même pour l’âne et le coq qui auraient probablement fait du bruit qui aurait certainement attiré les brigands et cela aurait mis la vie de Rabbi ‘Akiva en danger. C’est pour cela que finalement, tout était pour le bien !

Mais on peut se demander pourquoi Rabbi ‘Akiva disait une phrase différente de celle de son maître pour exprimer sa volonté de tout positiver. En effet, nous voyons que son maître Na’houm Ish Gam Zou disait « Gam Zou Le-Tova » (« Ceci est aussi pour le bien ») alors que Rabbi ‘Akiva disait « Tout ce qu’accompli Hashem, il ne le fait que pour le bien. »
En fait, Rabbi ‘Akiva estima que la phrase utilisée par son maître ne positivait pas assez les choses, car l’expression « Gam Zou Le-Tova » (« Ceci est aussi pour le bien ») laisse entendre que même si cela pouvait être meilleur, malgré tout, ceci aussi est pour le bien. Alors que Rabbi ‘Akiva utilisait une expression beaucoup plus positive, puisqu’en disant « Tout ce qu’accomplit Hashem, il ne le fait que pour le bien. » Cela laisse entendre qu’uniquement ce qu’Hashem a accompli doit être considéré comme étant pour le bien.

On raconte aussi que lors des derniers jours de la Deuxième Guerre mondiale, une femme du camp de concentration de Bergen Belsen fut condamnée à être pendue pour avoir volé des épluchures de pommes de terre. Lorsqu’on lui attacha la corde au cou, une sirène d’alerte retentit pour signaler un raid aérien des alliés. La femme supplia ses amies de la détacher puisqu’elle avait les mains attachées. Ses amies la détachèrent, et ils se mirent à chercher un abri. « Malheureusement » pour elles, le seul abri qu’elles trouvèrent était le sous-sol d’une maison où s’étaient abrités les maudits nazis eux même. Le commandant du camp sortit son arme et ordonna aux femmes de sortir immédiatement. Avec beaucoup de peine, les femmes sortirent et allèrent se cacher sous un mur à proximité. Il ne s’écoula pas une minute qu’on entendit une grosse explosion provenant d’une bombe lâchée par les alliés directement sur la maison où s’étaient réfugiés les nazis ! Qu’Hashem fasse périr ainsi tous nos ennemis AMEN.

Il n’y a que du bien qui émane d’Hashem, mais nous ne savons pas toujours discerner entre la bonté et le malheur qui germent de chaque événement, mais malgré tout, nous nous devons de toujours croire que tout est pour le bien.

2. Mériter le pouvoir c’est reconnaître ses fautes

La dynastie royale du peuple d’Israël a - de toutes générations - appartenue aux descendants de Yehouda.
Le Mashia’h doit également descendre de Yehouda, et régner sur Israël.
Nos maîtres se sont interrogés sur la raison de cette exclusivité.
Nos maîtres expliquent que Yehouda doit ce mérite exclusif, au fait qu’il a reconnu son implication dans l’épisode avec Tamar. (Voir Yalkout Shim’oni Shemot section 14).
En effet, Yehouda a fait preuve d’une véritable force supérieure en avouant ce qu’il avait fait, et cela, malgré le fait qu’il avait largement la possibilité de garder le silence sans que personne ne sache quoi que ce soit. Une telle personne mérite la royauté.

Il est écrit dans notre Parasha, au moment où Yaakov Avinou donne son ultime Bénédiction à ses enfants :
« Tu es un jeune lion, Yehouda, mon fils, quand tu te relèves, avec ta capture ! »
Nos maîtres expliquent (Midrash Rabba section 98) :
De la « capture » de Tamar, tu t’es « relevé ». Car Tamar avait été capturé et condamné à mort, et grâce à la force et au courage dont Yehouda a fait preuve en avouant son rôle dans la grossesse de Tamar, celle-ci fut épargnée de la mort. Grâce à cet acte de bravoure, ‘Hananya, Mishaêl et ‘Azarya seront eux aussi sauvés, bien des siècles plus tard, de la fournaise dans laquelle va les jeter Nabuchodonosor.

Reconnaître la vérité est une chose facile à dire ou à écrire, mais reste une chose extrêmement difficile à réaliser, car la honte est un sentiment très dur à surmonter, et malgré tout, Yehouda a avoué son implication avec Tamar, et c’est par ce mérite qu’il a hérité de la royauté.

Rashi commente le verset « Tu es un jeune lion, Yehouda, mon fils, quand tu te relèves, avec ta capture ! », de la façon suivante :
Tu t’es retiré en disant : « Qu’allons-nous gagner en l’assassinant (Yossef) ?! Allons plutôt le vendre aux Ishme’elim (arabes). Et ses frères l’écoutèrent.
Lorsque les frères de Yossef voulaient le tuer, Yehouda fut celui qui réussi à convaincre ses frères de ne pas tuer Yossef, mais plutôt de le vendre aux Ishme’elim.
En faisant cela, Yehouda sauve Yossef.
Il est écrit dans la Parasha de Vayeshev :
« Yehouda descendit d’auprès de ses frères »
Rashi explique :
Cela nous apprend que ses frères l’ont destitué de ses fonctions, car lorsqu’ils ont constaté la peine de leur père Ya’akov, en apprenant que son cher fils Yossef avait disparu, ils se mirent en colère contre Yehouda en lui disant : « Si tu avais exigé de nous de le ramener chez son père, nous t’aurions écouté. »

En réalité, c’est très étonnant, car n’est-il pas expliqué dans le Midrash que nous avons cité que Yehouda est justement celui qui réussi à convaincre ses frères de ne pas tuer Yossef ?! Comment osent-ils prétendre que si Yehouda leur avait ordonné de le ramener chez Ya’akov, ils l’auraient écouté ? Ne pouvait-il pas leur répondre en leur rappelant que sans son intervention, ils étaient disposés à le tuer ?!

Nous ne pouvons que constater une fois de plus la grandeur de Yehouda.
Même lorsqu’il a la possibilité de répondre à ses frères, il préfère choisir de ne pas débattre avec eux, et se laisse destitué de ses fonctions en se taisant, car il savait qu’en définitif, il y avait du vrai dans leurs propos.
C’est pour cela que Ya’akov le bénit en lui disant « Tu es un jeune lion, Yehouda, mon fils, quand tu te relèves, avec ta capture ! », car en te taisant face à tes frères lorsqu’ils t’ont reproché de ne pas leur avoir ordonné de ramener Yossef, et qu’ils t’ont destitué de tes fonctions, par cette attitude, tu as élevé ta personne.

Yehouda a appris cette qualité de sa mère, Leah notre matriarche.
En effet, il est écrit au sujet de Leah, lorsqu’elle mit au monde Yehouda :
« Cette fois encore, je remercie Hashem », car elle possédait la qualité de la vérité et de la reconnaissance envers Celui qui lui prodigue du bien.
Nous retrouvons cette qualité dans la descendance de Yehouda, puisque lorsque le prophète Natan vient réprimander le roi David sur son comportement avec Bat Sheva’, David ne cherche pas à débattre, ni à justifier ses actes, mais se contente de dire immédiatement : « J’ai fauté envers Hashem ! ». C'est pourquoi le prophète Natan lui répond : « Hashem a lui aussi retiré ta faute, et tu ne mourras pas ». Selon le principe de « celui qui reconnaît et abandonne sa faute, sera prit en pitié ».

Nous apprenons de là quelles sont les forces exigées pour régner. Régner sur Israël, comme régner sur soi même !!!
Car il n’y a absolument aucune grandeur dans le fait de s’enorgueillir et de protéger son Kavod (sa dignité), bien au contraire, l’individu qui marche dans le chemin de la vérité, en se soumettant à la vérité, cette personne règne véritablement sur elle-même, et mérite la royauté.

Puissions-nous mériter, avec l’aide d’Hashem, que vienne régner sur nous le Mashia’h, fils de David, qui sera doté des forces nécessaires pour régner sur son penchant et sur Israël.

Shabbat Shalom

mercredi 30 décembre 2009

Comment doit-on revêtir ses vêtements ?

Comment doit-on revêtir ses vêtements ?

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita), ainsi que pour la Refoua Shelema de l’enfant Yo’heved Mazal Bat ‘Hassiba (fille de Yéhouda et Eva ALLOUN), ainsi que pour la Refoua Shelema de Its’hak Ben ‘Aïsha, ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

QUESTION

Y a-t-il des exigences particulières lorsqu’on revêt ses vêtements ?

DECISION DE LA HALA’HA

On doit veiller à ne pas revêtir 2 vêtements en même temps car ceci peut causer à la personne des troubles de la mémoire dans le domaine de l’étude de la Torah.
Il en est de même concernant le fait de mettre 2 couvres chefs en même temps, comme ceux qui mettent la Kippa dans le chapeau et placent ensuite le chapeau sur leur tête.
Celui qui veille à ne pas retirer 2 vêtements en même temps (par exemple, retirer en une seule fois un manteau et la veste qui se trouve en de sous), cette personne est digne de Bénédiction.
Par contre, il est permis de chausser 2 chaussures en même temps, comme lorsqu’on chausse des chaussures et que l’on enfile ensuite des bottes de neiges par-dessus.

Il ne faut pas placer ses vêtements en dessous la tête lorsqu’on dort, car ceci entraîne des troubles de la mémoire dans le domaine de l’étude de la Torah.
Si l’on place les vêtements sous l’oreiller et non directement sous la tête, il n’y a rien à craindre.

On doit veiller à revêtir le vêtement correctement, en n’inversant pas l’intérieur et l’extérieur (c'est-à-dire, en le mettant à l’endroit).
Si quelqu’un se rend compte que son vêtement est à l’envers, quel que soit son niveau spirituel, il a le devoir de retourner son vêtement lorsque celui-ci n’est pas à l’endroit.

Il faut veiller à cette exigence même concernant le linge de corps qui se porte en dessous les vêtements et qui ne se voit pas.

SOURCES ET DEVELOPPEMENT

Selon notre maître le ARI zal (Sha’ar Ha-Kavanot fin du sujet des bénédictions du matin), on doit veiller à ne pas revêtir 2 vêtements en même temps, ceci peut causer à la personne des troubles de la mémoire dans le domaine de l’étude de la Torah.
Le Maguen Avraham (sur O.H note 3) et le Kaf Ha-‘Haïm (sur O.H note 6) citent ces propos du ARI zal.

Le ARI zal donne pour raison le fait que chaque vêtement dégage une lumière qui a pour vocation de lutter contre les Kélipotes (les écorces du mal), et le fait de revêtir 2 vêtements en même temps empêche la lumière de se propager correctement sur les vêtements.

A partir de là, le Gaon Rabbi ‘Haïm FALLAG’I écrit – dans son livre Roua’h ‘Haïm (chap.2 note 1) – qu’il n’est pas bon de mettre 2 couvres chefs en même temps, comme ceux qui mettent la Kippa dans le chapeau et placent ensuite le chapeau sur leur tête.

Le Gaon Rabbi Yossef YOZFA dans son livre Yossef Omets (chap.201) ajoute que celui qui veille à ne pas retirer 2 vêtements en même temps (par exemple, retirer un manteau et la veste qui se trouve en de sous), cette personne est digne de Bénédiction. Il explique que le fait de ne pas les retirer en même temps évitera à la personne de risquer de les revêtir en même temps.

Par contre, il est permis de chausser 2 chaussures en même temps, comme lorsqu’on chausse des chaussures et que l’on enfile ensuite des bottes de neiges par-dessus.

Il est enseigné dans la Guémara Horayot (12b) qu’il ne faut pas placer ses vêtements en dessous la tête lorsqu’on dort, car ceci entraîne des troubles de la mémoire dans le domaine de l’étude de la Torah.
Mais le Maguen Guiborim (Elef Ha-Maguen note 4) précise que si l’on place les vêtements sous l’oreiller et non directement sous la tête, il n’y a rien à craindre.
Le Mishna Béroura (2 note 2) cite la Maguen Guiborim.

MARAN tranche dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 2-3) :
On doit veiller à revêtir le vêtement correctement, en n’inversant pas l’intérieur et l’extérieur (c'est-à-dire, en le mettant à l’endroit).

En effet, nos maîtres enseignent dans la Guémara Shabbat (114a) :
Rabbi Yo’hanan dit : « Quel est le Talmid ’Ha’ham (l’érudit dans la Torah) ? C’est celui qui veille toujours à revêtir son vêtement dans le bon sens ».

Cette qualité n’est mentionnée dans la Guémara que pour le Talmid ‘Ha’ham, mais le TOUR et le Shoul’han ‘Arou’h l’ont cité pour tout individu sans exception.

Le TAZ (note 2), ainsi que d’autres décisionnaires, précisent que l’exigence concerne effectivement tout individu Lé’haté’hila (à priori), mais s’il s’agit d’un Talmid ‘Ha’ham il est tenu de le retourner et de le mettre dans le bons sens.

Mais le Gaon Rabbi Yéhouda ‘AYASH écrit - dans son livre Maté Yéhouda (note 2) – au nom de son maître l’auteur du Péri Tsaddik qu’il faut réfuter les propos du TAZ sur ce point, et en réalité, tout individu a le devoir de retourner son vêtement lorsque celui-ci n’est pas à l’endroit.
Telle également l’opinion de nombreux autres décisionnaires dont notre maître le ‘HYDA dans son livre Birké Yossef (note1).

D’autres décisionnaires – comme le Mishna Béroura (note 4) – pensent que les autres individus (sauf le Talmid ‘Ha’ham) ne sont tenus de le remettre à l’endroit qu’au moment de la prière.

Selon certains décisionnaires comme le Gaon auteur du Seder Ha-Yom (début du livre) ; le Mishna Béroura (note 3) ou le Kaf Ha-‘Haïm (note 4) - il faut veiller à cette exigence même concernant le linge de corps qui se porte en dessous les vêtements et qui ne se voit pas.

Il est vrai que d’autres décisionnaires – comme le Gaon auteur du Shou’t Elef Ha-Maguen (chap.3) et d’autres – contestent cette opinion sur le linge de corps et selon eux il n’est pas nécessaire de le retourner lorsqu’il n’est pas à l’endroit.
Malgré tout, de nombreux décisionnaires soutiennent cet avis et pensent qu’il faut veiller à cette exigence même concernant le linge de corps.

Se dévêtir dans l’intimité

Se dévêtir dans l’intimité
(Hala’ha développée nouvellement cette année)

Cette Hala’ha est dédiée à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita), ainsi que pour la Refoua Shelema de l’enfant Yo’heved Mazal Bat ‘Hassiba (fille de Yéhouda et Eva ALLOUN), ainsi que pour la Refoua Shelema de Its’hak Ben ‘Aïsha, ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

QUESTION

A-t-on le droit de se dévêtir librement lorsqu’on est dans l’intimité ?

DECISION DE LA HALA’HA

L’individu doit se comporter avec pudeur lorsqu’il revêt ou lorsqu’il ôte ses vêtements, même s’il se trouve dans la plus grande intimité, car « la Gloire d’Hashem remplie tout l’univers ».

Par conséquent, il faut veiller à ne pas laisser apparaître des parties intimes du corps lorsqu’il n’y a aucune nécessité absolue à cela.
Par contre, lorsqu’on prend une douche ou un bain et qu’il est nécessaire de se découvrir le corps, il est tout à fait permis de le faire dans la salle de bain.
De même, lorsqu’on se rend chez le médecin et qu’il est nécessaire de se découvrir le corps, il est également permis de le faire au moment voulu.

Lorsqu’on désire revêtir ou dévêtir ses vêtements, il faut le faire sous une couverture ou bien prendre les vêtements et aller s’habiller à la salle de bain qui est un endroit où les gens se tiennent nus par nécessité.

Cette notion de prise de conscience de l’omniprésence d’Hashem en tout endroit inclut même le fait de ne pas dormir nu.

Toutefois, une personne qui vit dans un pays très chaud et à qui il est difficile de dormir toute la nuit couverte peut s’autoriser à ne pas respecter ces règles.
On peut également autoriser à une personne âgée ou très faible à qui il est difficile de revêtir ses vêtements en étant couchée sous une couverture.

Avec l’aide d’Hashem, nous aurons certainement l’occasion dans l’avenir de développer d’autres points de la préparation et de l’habillage au réveil le matin.

SOURCES ET DEVELOPPEMENT

Il est enseigné dans la Guémara Shabbat (118b) :
Rabbi Yossé dit : « Durant toute ma vie, les murs de ma maison n’ont jamais vu les coutures de mon vêtement ! »

Les coutures d’un vêtement sont à l’intérieur du vêtement. Cela signifie que Rabbi Yossé se déshabillait seulement sous une couverture, afin de se comporter avec pudeur même dans l’intimité de sa maison.

A partir de là, le TOUR et MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 2-2), tranchent une Hala’ha :
On ne doit surtout pas se dire : « Puisque je me trouve dans la plus profonde des cachettes, personne ne peut me voir, ni savoir ce que je fais », car Hashem remplit tout l’univers de Sa Gloire.

C’est pour cela que lorsque l’on s’habille dans sa chambre à coucher, on doit s’efforcer, tant que possible, à observer une certaine pudeur, en ne restant pas nu dans la chambre (ce qui n’est pas le cas dans la salle de bain ou autre, lorsqu’il est nécessaire de le faire).

Cependant, les décisionnaires débattent afin de définir si ce comportement est une réelle exigence de la Hala’ha, ou simplement une « Midat ‘Hassidout » (une mesure de piété) afin d’enraciner en nous la conscience de l’omniprésence d’Hashem en tout endroit.

En effet, on peut parfaitement déduire des propos de Rabbi Yossé que cette attitude n’était pas adoptée par tout le monde parce qu’elle n’était justement pas exigée par la Hala’ha, et c’est pour cela que Rabbi Yossé se glorifie lui-même pour le fait de s’imposer une restriction que d’autres ne s’imposent pas.

De plus, le RAMBAM (chap.5 des règles relatives à la prière Hal.5) ainsi que le TOUR et MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H 91-5) tranchent :
« On ne doit pas prier les pieds nus si l’usage local exige de ne jamais se tenir en présence de hautes personnalités, sans chaussures. »

Nous pouvons en déduire que même si l’usage local exige de ne jamais se tenir en présence de hautes personnalités, sans chaussures, la Hala’ha exigera de se couvrir les pieds uniquement au moment de la prière.

Nous sommes obligés d’admettre qu’à un moment qui n’est pas celui de la prière – comme c’est le cas lorsqu’on s’habille où lorsqu’on se déshabille – cette exigence de ne pas apparaître nu n’est pas une réelle exigence de Hala’ha, mais seulement une mesure de Tseni’out (pudeur) afin de se comporter dans la crainte d’Hashem et de ressentir qu’Hashem rempli l’univers de Sa Gloire. C’est uniquement lors de la prière que l’on doit s’habiller comme on le fait lorsqu’on se présente devant le roi.

D’ailleurs, le BA’H (Baït ‘Hadash) (sur O.H 2 note 3 dans la nouvelle édition du TOUR) écrit explicitement que tout ceci n’est que mesure de piété.

Telle est également l’avis du Gaon auteur du Péri Mégadim (Mishbétsot Zahav note 1).

C’est également ainsi que tranche le Gaon Rabbi Moshé FEINSHTEIN z.ts.l dans son livre Shou’t Iguérot Moshé (tome 3 sect. Y.D chap.47 parag.3 et chap.68) parag.4) où il atteste que toutes ces choses n’impliquent aucune interdiction, et ne sont que de bonnes attitudes, mesures de piété et bonnes qualités de vigilance en raison du principe de « Shiviti Hashem Le-Negdi Tamid » (« Je me représente la présence d’Hashem face à moi en permanence »). Il ajoute que l’exigence de se vêtir comme on doit l’être devant un roi, n’existe que lors de la prière.

Mais d’autres décisionnaires soutiennent qu’il s’agit d’une véritable exigence Hala’hique.
Le Gaon auteur du Shou’t Mishné Hala’hot (tome 6 chap.2) écrit que cet usage est un véritable Din et une totale obligation puisqu’il est rapporté dans la Guémara et les décisionnaires. De plus, les auteurs du Shoul’han ‘Arou’h l’ont rapporté sans faire de distinction entre les différentes catégories d’individus. Le fait que Rabbi Yossé se glorifie à lui-même pour avoir adopté cet usage n’exprime pas seulement le niveau de piété de Rabbi Yossé, mais surtout qu’il était vigilant sur un point négligé par tout le monde, alors qu’il s’agit d’une réelle obligation.
Le Mishné Hala’hot ajoute que l’on trouve un exemple similaire dans la Guémara Yoma (47a) au sujet de la très pieuse Kim’hite à qui les sages demandèrent par quel mérite ses 7 fils avaient tous occupé à tour de rôle les fonctions de Cohen Gadol, et qui répondit : « Les murs de ma maison n’ont jamais vu les tresses de mes cheveux. »

Mais d’un point de vu Hala’hique, les propos de Rabbi Moshé FEINSHTEIN mentionnés plus haut semblent plus justes, et il n’y a en réalité aucune évidence à expliquer l’attitude de Rabbi Yossé comme une preuve à une réelle exigence Hala’hique observée par Rabbi Yossé et négligée par les autres.
Au contraire, il semble plus évident que si les autres ne se l’imposaient pas c’est tout simplement que cet usage n’était pas une réelle exigence de la Hala’ha, même si Rabbi Yossé se l’imposait.

La preuve citée par le Mishné Hala’hot à partir de la Guémara Yoma sur la pieuse Kim’hite, est une preuve qui en nécessite elle-même une autre, car les faits se passaient à l’intérieur de sa maison, et nous savons que selon l’opinion de MARAN dans le Beit Yossef (E.H 115) il est permis à une femme mariée de se découvrir la tête lorsqu’elle est seule avec son mari dans sa maison. Cette opinion est celle de Rashi ; des Tossafot ; du RAN et du Méïri sur Kétoubot (72b). Et même les décisionnaires qui contestent cette opinion en s’appuyant sur le Zohar Ha-Kadosh, admettent qu’il ne s’agit que d’une mesure de piété.

Quant au fait que cet usage de ne pas apparaître nu même dans l’intimité soit rapporté dans le Shoul’han ‘Arou’h, ne constitue pas non plus une preuve qu’un tel usage est une véritable exigence Hala’hique.
En effet, il est fréquent de trouver dans le Shoul’han ‘Arou’h des usages cités en termes d’interdiction alors qu’il ne s’agit que d’une mesure de piété.
Exemple : MARAN écrit au chapitre 6 du Shoul’han ‘Arou’h (O.H) qu’il ne faut pas marcher 4 coudées (env.2 m) la tête découverte, alors que nous savons que de nombreux Rishonim (décisionnaires de l’époque médiévale) et A’haronim (décisionnaires récents et contemporains) tranchent que cet usage n’est qu’une mesure de piété.

A la lueur de tous ces arguments, le Gaon Rabbi David YOSSEF Shalita écrit dans son livre Hala’ha Béroura (sur O.H chap.2 Birour Hala’ha note 1) que du point de vue de la Hala’ha, il semble que l’on peut autoriser à ne pas respecter ces exigences lorsqu’il s’agit d’une personne qui vit dans les pays très chauds et à qui il est difficile de dormir couvert durant toute la nuit, ou bien lorsqu’il s’agit d’une personne âgée ou très faible à qui il est difficile de revêtir ses vêtements en étant couchée sous une couverture.
Il termine en disant que son père notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita approuve lui aussi cette conclusion Hala’hique.

Avec l’aide d’Hashem, nous aurons certainement l’occasion dans l’avenir de développer d’autres points de la préparation et de l’habillage au réveil le matin.